25 Jun 2017

title pic L’examen clinique et la mammographie

Posté par Bérengère Arnal le 5 décembre 2011

L’examen clinique
Le gynécologue, le radiologue (et aussi le médecin généraliste) examinent les seins à la recherche d’anomalies palpables : nodules, placards glandulaires, asymétrie, ganglions axillaires et vérifient l’absence d’écoulement mamelonnaire.

La mammographie
Il s’agit d’une radiographie des seins, comprimés sur la plaque sensible soumise à des rayons X.

*tiré de l’ouvrage Cancer du sein, prévention, accompagnement par les médecines complémentaires. Dr Bérengère Arnal, Martine Laganier, éditions Eyrolles 2010

La mammographie numérisée prend le pas sur la mammographie conventionnelle. Elle assure entre autres avantages, une moindre exposition au rayonnement (l’équivalent du rayonnement reçu au cours d’un voyage de 8h en avion). Son inconvénient est son coût, tant à l’achat que pour la maintenance, ceci explique que tous les radiologues ne soient pas encore équipés de mammographes numériques.

La mammographie décrit des opacités et des calcifications, et précise leur taille, leur forme et leur répartition.

Attention ! Quelques cancers bien visibles à la mammographie ne donneront pas d’image échographique. De la même façon, certains cancers (le plus souvent lobulaires) ne seront pas vus à la mammographie mais le seront à l’échographie. Il faut donc considérer qu’on ne doit pas faire de mammographie seule sans faire d’échographie complémentaire, même si la mammographie ne montre aucune image suspecte. Ceci n’est pas proposé dans la campagne nationale de dépistage, l’échographie complémentaire n’étant pratiquée que devant une anomalie mammographique ou à la palpation.

Lors de la mammographie, certains mettent en garde contre les dangers de l’irradiation et contre les risques de propagation de cellules cancéreuses à cause de la compression des seins, de la pratique de biopsies et des interventions chirurgicales. A l’heure actuelle, aucune preuve formelle de cancer radio-induit (pour un dépistage raisonnable) n’a été produite, ni de diffusion de cancer par pression des seins sur cancer. L’essaimage éventuel de cellules cancéreuses au cours de ponctions et/ou de biopsies (bien que rarement observé) doit être relativisé compte tenu des avantages diagnostiques considérables apportés par ces techniques qui sont actuellement incontournables.

Après mammectomie, la cicatrice doit être palpée par le médecin à la recherche de récidives à type de nodules et surtout le radiologue lors de la mammographie et échographie du sein restant, soit passer la sonde d’échographie sur la cicatrice et dans les creux axillaires.

Share