19 Oct 2017

title pic Lisez la préface du livre « ABC de l’herboristerie »(2009) de Thierry Folliard rédigée par Bérengère Arnal

Posté par Bérengère Arnal le 7 juillet 2010


Le gouvernement de Vichy supprima en 1941 sans qu’on en comprenne les raisons, le diplôme d’herboriste, réservant aux seuls pharmaciens dans le cadre de leurs officines, la possibilité de préparer, mélanger et délivrer les plantes médicinales. Il restait alors 4500 herboristes installés en France dont plus aucun(e) ne serait actuellement en activité. Depuis toutes ces années, de nombreuses voix dont  celles de parlementaires soucieux de se calquer sur le fonctionnement des autres pays de la communauté européenne, se sont élevées,  en vain, pour demander le rétablissement de ce diplôme.

Les étudiants en pharmacie censés prendre le relais, ne sont pour la plupart plus formés  au cours de leurs études à la pharmacognosie, c’est-à-dire à la connaissance du mode d’action de la plante médicinale, à la préparation voire même à la simple reconnaissance du végétal. Ils sont amenés à devenir des commerçants au sein de leurs officines, strangulés par des contraintes financières de plus en plus fortes.

Les herboristeries sont devenues des entités dites boutiques diététiques ou bio se présentant sous forme de petites structures, de vastes supermarchés, ou d’espaces virtuels sur internet. Le conseil et l’information bien menés auprès du consommateur ne peuvent s’envisager qu’avec du personnel bien formé auquel on va laisser le temps nécessaire pour un dialogue et une communication suffisants, situation impossible bien évidemment sur internet…

En 1982, le Pr Pierre Cornillot, Doyen fondateur, créait au sein de la faculté de médecine de Bobigny, le département universitaire des médecines naturelles, le DUMENAT, structure qui est restée unique au monde et qui est maintenant dirigée par le Pr Antoine Lazarus, professeur de Santé Publique. Le Dr Paul Belaïche, médecin généraliste de grand talent, initia le Diplôme Universitaire de Phytothérapie alors réservé aux médecins, pharmaciens, vétérinaires, dentistes, sages-femmes. Le Dr Paul Iserin, pharmacien réputé, assura la succession de la direction du diplôme pendant quelques années jusqu’en 1997 où j’acceptai cette responsabilité que j’assume toujours. Le Pr Cornillot entérina ma proposition de créer un second enseignement destiné aux non-médecins, plus particulièrement aux infirmier(e)s, aux kinésithérapeutes, aux ostéopathes, aux préparateurs(rices) en pharmacie, aux vendeurs(euses) en boutiques diététiques ou bio… Le Département des Médecines Complémentaires  de la Faculté de Médecine Paris 13 délivre ainsi au bout de deux années de cours un Diplôme de Conseil et Information en Phytothérapie à des non-médecins.

Depuis 1997, trois étudiants se sont distingués au cours de cet enseignement, Dominique, Pierre et Thierry. Je ne suis donc pas étonnée de la qualité de l’ouvrage rédigé par Thierry Folliard que je recommande aussi bien au grand public , qu’aux anciens , actuels et futurs étudiants tant médecins que non –médecins du D.U. de phytothérapie. Thierry Folliard a l’esprit clair et concis, il sait nous faire partager son savoir. Il a déjà prouvé aux étudiants du DU, qu’il était un remarquable enseignant. Je souhaite longue vie à ce bel ABC de l’herboristerie familiale.

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